ah, enfin, après 5 jours, internet est revenu, it's alive !!! voici donc une petite chronique que je vous ai rédigée la semaine dernière... et là, je retourne à mes planifs, oh la la, j'ai du pain sur la planche pis pas à peu près...
bisous -xxx-
mélanie (:
Bonjour à tous !
Et bien ça y est, voilà la semaine 2 bien amorcée.
Je ne suis toujours pas en mesure de vous donner plus de détails sur ce que j’enseignerai (!!!), notre formation ayant été reportée à la semaine prochaine. Pas besoin de vous dire que j’attends avec impatience… pour le moment, j’ai tout de même réussi à mettre la main sur le programme qui explique de façon générale les piliers du baccalauréat international. En gros, y’a 2 parties à ce programme : de 11 à 15 ans, les jeunes font le programme du premier cycle du secondaire (PPCS). Moi, j’aurai les 5e année PPCS, donc ceux qui terminent cette 1ère partie. Puis, il y a le programme du diplôme, qui dure 2 ans. Celui-là est beaucoup plus structuré, puisque les jeunes inscrits à ce programme doivent passer des examens communs en fin de parcours, peu importe où ils étudient dans le monde. J’aurai ces 2 années là aussi, et de ce que j’ai pu comprendre entre les lignes, il s’agirait d’un cours d’histoire approfondie du XXe siècle. A suivre!
Donc, à défaut de pouvoir vous parler de l’école, je vais y aller avec une suggestion de valérie : mais que mange mélanie en afrique ? voilà un sujet tout à fait à propos, parce que depuis que je suis arrivée, j’ai l’impression de passer le plus clair de mon temps à dormir (c’est sûr qu’on se sent paresseux quand on entend les gens qui se lèvent à 3h30-4h pour commencer à travailler !), me promener dans la ville et manger (ou me chercher à manger !)…
Donc, que mange mélanie en afrique ? la question en sous-tend une autre : où mélanie se trouve-t-elle à manger ? d’abord, je dois dire que lomé est une ville où il y a beaucoup de blancs (comparativement à ce que j’ai vu au bénin en tout cas). Je ne sais pas si c’est directement relié, mais beaucoup de blancs veut dire aussi beaucoup d’épiceries (genre supermarchés). J’en ai repéré au moins 3, où on trouve de tout, des ustensiles en passant par les poêles, des produits surgelés, de la farine de blé, des biscuits de toutes sortes, du fromage de chèvre… donc, je peux trouver très facilement tous les produits que j’utiliserais à montréal, ce qui n’était pas le cas au bénin. L’inconvénient des grandes épiceries par contre, c’est que c’est un peu plus cher (beaucoup plus cher en fait).
L’option 2, c’est les petites épiceries. Ici, on dit « chez le libanais » parce que c’est souvent des libanais qui tiennent ces petits commerces. Y’en a un pas très loin de chez moi, où on trouve pas mal tout ce qu’un yovo peut avoir besoin pour cuisiner (les ustensiles de cuisine en moins). Dans ces petits magasins, y’a toujours quelqu’un qui vous ouvre la porte, et quelqu’un qui vient vous porter un petit panier dès que vous avez plus de 2 articles dans vos mains. La 1ère fois que je suis passée chez le libanais, le sympathique portier, qui n’est pas libanais du tout, a gardé mon sac du supermarché, le temps que je fasse mes courses. Il n’a pas pu s’empêcher de me dire quand je suis ressortie : « tu aurais pu trouver tout ça ici pour moins cher ! ». c’est vrai… je le sais maintenant !
Pour les fruits et les légumes, on en trouve partout, mais vraiment partout. Mais juste à côté du libanais, y’a trois tatas très gentilles qui ont un étalage ÉNORME !!! plein de fruits et de légumes frais, tout le temps, le bonheur ! pas besoin de vous dire que je me bourre la face d’avocats (ils sont teeeellement bons ici ! et ils sont énormes !), d’ananas et de papayes !!! et que j’attends impatiemment la saison des mangues. et le plus beau dans tout ça, c’est que comme ces dames sont habituées d’avoir des profs yovos de l’école arc-en-ciel, elles nous font toujours de bons prix (pour des yovos en tout cas) et rajoutent souvent même de petits extras. « c’est cadeau ! »
Dans le genre plus petit, il y a aussi les mini-magasins style dépanneur. Ça aussi il y en a partout, dont un juste à côté de l’école et un autre en face. Du savon, du riz en vrac, des bonbons, des recharges pour le téléphone, on y trouve de tout pour se dépanner.
Et finalement, il y a les gens qui s’installent tout simplement une table dehors et qui vendent des trucs dans la rue. Super pratique pour trouver des œufs et du pain par exemple.
Ah oui, et ce n’est pas tout à fait tout : il y a des gens qui transportent carrément leur commerce sur leur tête… impressionnant, si vous pouviez voir tout ce qu’elles transportent sur leur tête les dames ici, ça défie les lois de l’équilibre et de la gravité…
Et voilà. Une fois tout ça ramené à la maison, ne reste plus qu’à se faire à manger. Bon, comme c’est moi qui cuisine, je mange moins de plats traditionnels que quand j’étais en famille d’accueil (et je trouve ça un peu dommage), mais en même temps, ça veut dire aussi que je peux choisir mes portions, manger plus de fruits et mettre un peu moins d’huile pour la cuisson ( :
Alors tout ça pour dire que mélanie au togo, elle mange vraiment très bien, et comme il y a de la bouffe vraiment, mais vraiment partout, c’est pas demain la veille que je vais mourir de faim !
Voilà ! s’il y en a d’autres qui ont envie de me soumettre des titres pour d’éventuelles chroniques, n’hésitez pas ! et si je vous ai mis l’eau à la bouche, je vous dit bon appétit et pour la suite des choses, bonne digestion (!)
mélanie ( :
Un kaki reprend son souffle
Il y a 11 ans
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