Bonjour à tous !
Petite semaine de congé de février qui se termine déjà... J'en ai passé la moitié à dormir et à soigner un bon rhume. Mais heureusement, je me suis remise sur pied juste à temps pour une petite excursion au Ghana avec quelques-uns de nos élèves !
Depuis 6 ans maintenant, notre école fait un échange linguistique et culturel avec une autre école internationale BI au Ghana. Avant les congés, une quinzaine d'élèves sont venus nous visiter au Togo. Et maintenant, c'est notre tour ! 14 élèves de 2nde et 1ère, dont 11 filles (et non les moindre... qu'est-ce que ça papotte des adolescentes). Puisque je parle anglais et que je suis une fille, on m'a sollicitée pour accompagner le groupe, et comme j'avais bien envie de voir le Ghana, j'ai accepté.
Le Ghana, c'est juste à côté de chez nous. De l'école, on met 5 minutes en voiture pour arriver à la frontière. Alors si on roule pendant environ 4h en longeant le sud du pays, on arrive à Tema, petite ville située non loin d'Accra, la capitale. Et c'est là que se trouve l'école internationale SOS Hermann Gmeiner. Un super projet, je vous ai mis une petite description tirée de leur site web :
L'ensemble des écoles SOS Hermann Gmeiner, qui ont souvent valeur de modèles au niveau national, sont agréées par l'Etat et suivent les programmes nationaux, tout en respectant les spécificités culturelles de chaque pays. Chaque classe compte un maximum de 30 à 40 élèves, les enseignants ont une solide formation et presque tous sont originaires du pays dans lequel ils travaillent.
Le mot d'ordre pour la construction des bâtiments scolaires, souvent constitués en petites unités et agrémentés d'éléments architecturaux typiques de la région, est « solidité » afin de pouvoir offrir des locaux décents au plus grand nombre de générations d'élèves possible.
Les deux écoles internationales SOS Hermann Gmeiner de Tema au Ghana et de Santa Ana au Costa Rica occupent une place à part. Ces « colleges », en fait des internats, sont des établissements réservés aux jeunes particulièrement doués des différents villages d'enfants SOS en Afrique et en Amérique latine, et aux jeunes Ghanéens et Costaricains. Ces écoles de haut rang préparent les élèves au baccalauréat international qui leur permettra ensuite d'intégrer presque toutes les universités dans le monde.
Permettre aux lycéens d'aller à l'université n'est pas le seul et unique objectif de leur scolarité de cinq ans. Les Colleges ont aussi pour vocation de sensibiliser les élèves au développement de l'Afrique et de l'Amérique latine, de renforcer leur responsabilité sociale et leur engagement de façon qu'ils mettent leur « savoir au service de [leur] pays ».
Enfin, les lycéens s'engagent à s'impliquer dans des projets d'aide au voisinage. Ces projets peuvent être des programmes d'alphabétisation en faveur de la population locale, l'aide à des foyers pour handicapés ou encore la participation à la construction d'un réseau d'eau dans les communes voisines. En 1986, cette aide au voisinage à valu au College de Tema de recevoir le Robert Blackburn Award.
Environ 350 élèves hyper doués et très motivés fréquentent cette école, qui est absolument ma-gni-fique. Les élèves sont logés en famille, et nous (les 2 accompagnateurs d'Arc-en-ciel), on partage une très belle villa située non loin des résidences. Sur le site, piscine, terrains de tennis, salle de gym, gazon et plein de fleurs et de verdure. Dans notre maison, un frigo plein de bouffe, un micro-onde, un grille-pain, l'air climatisé et le wifi, YOU HOU !!! ça, c'est des vacances. on a même une dame pour venir nous faire à manger.
Au programme :
JOUR 1 : nos élèves ont suivi leurs collègues ghanéens dans leurs cours. Nous, on a fait le tour des classes, on a rencontré la plupart des profs et des membres du personnel et on a bien discuté. Mais à mon plus grand désespoir, le prof d'histoire n'était pas là ; il était en formation. Moi qui rêvait d'assister à un cours d'histoire BI pour voir ce que ça peut donner entre les mains d'un autre prof... Là aussi, de quoi nous faire rêver : des projecteurs dans chaque classe, des smart board, des ipad pour tous les profs, une salle de créativité, des salles d'art et de musique, des classes lumineuses... tout ça en respectant le principe des petites ilôts, c'est fabuleux ! Journée qui s'est terminée par quelques activités sportives. J'en ai profité pour faire quelques courses dans la piscine avec les élèves (:
JOUR 2 : dans le programme BI, les élèves doivent faire des heures CAS (créativité - action - service). Donc, les ghanéens et les togolais se sont jumelés pour préparer un mini cours d'initiation au français pour les élèves du secondaire du village d'Aklamador, situé à environ 2h de route de Tema. Belle expérience pour eux : pas d'air climatisé, un tableau noir comme seul outil de travail... au départ, ils semblaient un peu désemparés : ils étaient une dizaine par groupe et ils se marchaient un peu sur les pieds. Mais surtout, ils enseignaient "à l'africaine" : on répète bêtement à tour de rôle et on récite... subtilement, on a glissé de petites idées à nos élèves : des jeux, des comptines... et tout d'un coup, ça c'est animé ces cours de français. Et une comptine ici, c'est bien vite accompagné de percussions sur les tables et de pas de danse (: Au bout d'une heure de cours, tous les élèves - les nôtres et ceux de l'école - se sont rassemblés pour faire soit du foot, soit du volley-ball. Belle expérience !
JOUR 3 : à la découverte d'Accra !
Le Ghana et le Togo, c'est le jour et la nuit. La différence de développement et de niveau de vie est flagrante (en ville en tout cas, je sais pas si c'est aussi le cas au village). Ancienne colonie britannique (on nous sert des toasts avec des oeufs, des saucisses et des fêves au lard le matin... c'est pas au Togo qu'on verrait ça), ce pays est un exemple de démocratie et de développement en Afrique de l'ouest. C'est hallucinant : ici, des routes en parfait état, des voitures récentes (même les taxis), de grands édifices, des centres commerciaux, des grands boulevards, des autoroutes, des magasins à rayon, et même, un cinéma, un vrai de vrai !!! Et entre tout ça, de l'espace et beaucoup de verdure. Parfois, j'avais l'impression d'être en banlieue ou dans n'importe quel quartier industriel de la France ou du Québec. Heureusement, on croise une fois de temps en temps une bonne dame avec ses marchandises sur la tête pour nous rappeler qu'on est en Afrique... Vous irez voir les photos, c'est frappant.
Voilà voilà, j'arrête ici pour le moment parce qu'il est presque 1h du matin et on se lève tôt demain pour refaire le trajet vers Lomé... En tout cas, la connexion internet est super rapide ici, alors pour une fois, je vous envoie mon message en temps réel !!!
Je vous envoie donc un brin de chaleur togo-ghanéenne pour terminer (il n'y a pas vraiment eu d'harmattan cette année... alors il fait déjà presqu'aussi chaud qu'en mars-avril... catherine et yann, préparez-vous à avoir chaud quand vous viendrez !!!) et je vous embrasse -xxx-
Mélanie (:
p.s. un coup de coeur : les tissus ghanéens : ils sont encore plus colorés qu'au Togo, et généralement de meilleure qualité. Un des tissus les plus typiquement ghanéen s'appelle le Kente :
Le vrai Kente est tissé à la main en bandes d'environ 10 cm de large. Mais maintenant, on fait aussi des pagnes dont les motifs imprimés reprennent les jeux de couleur du Kente. C'est absolument ma-gni-fi-que (:
Je n'ai donc pas pu résister et je me suis acheté un super sac en Kente (bon, la copie en pagne, parce que le vrai Kente, ça coûte, comme diraient les Togolais). Petit souvenir de mon mini-séjour au Ghana !


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire